Traversée Canaries/Cap Vert

18 avril 2016

 

Après 6 jours et 9 heures de mer, accompagnés par la Goélette l’ETOILE et des nuées de dauphins, nous sommes arrivés à Mindelo sur Sao Vincente samedi 16 avant la nuit.

864 milles nautiques à 5,64 nœuds de moyenne soit 10,44 kms/h sur 1600 kms, Bruxelles/Madrid à vélo jour et nuit pendant plus de 6 jours, on a le temps de voir le paysage.

La traversée s’est bien passée, comme prévu les vents étaient un peu faibles et nous avons dû manœuvrer beaucoup les voiles – Spi, pas Spi, génois, tangon sur tribord, sur bâbord, prise de ris et parfois moteur – pour continuer à avancer.

J’appréhendais un peu la gestion du sommeil car comme vous le savez nous ne sommes que deux et nous devons en plus de gérer la navigation et les manœuvres, assurer une veille visuelle notamment pour éviter un abordage – pas par des pirates, mais une collision avec un autre bateau… 

Cela c’est bien passé, je prenais le premier quart de 22h00 à 3h00 environ et Fred prenait la relève jusqu’à 8h00. Je suis plutôt du soir et elle du matin – cette fois ça tombait bien – et nous dormions un peu dans la journée. Nous n’étions pas fatigués à l’arrivée, simplement contents de faire une vrai nuit ensemble. Fred, qui appréhendait aussi, a tellement apprécié qu’elle m’a dit «  si le Brésil c’est ça fois deux, je repars demain ». Notez-le quelque part…

Le temps libre est consacré à la lecture, la contemplation, la pêche, la cuisine et nous deux…

Nous avons péché une bonite, petit thon de 65 cm, que Fred s’est empressé de mettre en pièces et d’accommoder en sashimis, darnes et filets séchés mode « jambon », excellent…

Je tenais absolument à arriver de jour à Mindelo. Bien m’en a pris car entre les feux éteints, le vent qui s’accélère entre les îles, les cargos au mouillage et toutes sortes d’épaves non signalées sur les cartes, c’est un véritable slalom que nous avons du effectuer pour rejoindre le mouillage devant la ville.

Dimanche, repos, balade dans la ville et arrivée de nos amis de l’ETOILE que je croyais devant nous.

Lundi, le vent est fort, 25/30 nœuds (souvenez-vous, il faut multiplier par 1,852 et vous aurez la vitesse en km/h comme à la télé). Je mouille une deuxième ligne de mouillage en fourche à l’avant par sécurité car la hantise quand on est sur ancre est de voir son bateau partir à la dérive alors qu’on est tranquillement en train de boire un verre à la terrasse du yacht club. De quoi avaler de travers… 

Puis viennent les habituelles formalités administratives, police et immigration pour les visas, rapides et dans la bonne humeur.

Nous ne sommes plus en Europe, ça se voit, ça se ressent, c’est plutôt un avant-gout de l’Afrique.

Les gens sont nonchalants et apparemment aiment faire la fête. Dès notre entrée dans la baie, nous entendions de la musique diffusée de plusieurs endroits. C’est très agréable.

Nous sommes sur les terres de Cesaria Evora cette musique est omniprésente.

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Auditorium et tours jumelles de Santa Cruz

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Nos deux escortes

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Fred aux fourneaux

 

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Premier coucher de soleil sur la grande houle de l’Atlantique

 

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Fred à la manœuvre

 

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Après l’effort, le réconfort devant un lever de soleil

 

 

 

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Bientôt arrivé

 

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Chérie sort les casseroles, j’ai un poisson

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Sitôt dit sitôt fait

 

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Et prêt à manger

 

 

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Sao Vincente sous le vent

 

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Arrivée à Mindelo

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De nuit je n’aurai pas vu cette épave

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Mindelo vu du mouillage

 

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Front de mer style colonial Portugais

 

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1 Response to Traversée Canaries/Cap Vert

  1. Avatar de Jun y Elena Jun y Elena dit :

    Qué bueno, nos alegra seguir vuestro blog

    J’aime

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