Le 01/05/2016
Voilà deux semaines que nous sommes au mouillage devant le marché aux poissons de Mindelo et depuis le vent souffle fort (jusque 35 nœuds). Malgré les deux ancres, le bateau bouge beaucoup et parfois les nuits sont agitées, grincements et claquements nous empêchent de dormir correctement. J’ai fait de meilleures nuits en navigation…
Après avoir réglé par téléphone et mails quelques problèmes administratifs et techniques, et commandé des pièces détachées pour le dessalinisateur par Fedex, nous avons acheté une carte SIM data locale prépayé pour un mois, ce qui nous permet d’avoir internet à bord via la 3G. Quel confort… !
Nous avons aussi revu plusieurs fois nos amis de l’ETOILE. On s’est liés d’amitiés avec le commandant qui est venu à bord d’ORPAO, puis il nous a invités à manger avec lui dans ses quartiers sur la goélette et aussi lors d’un cocktail avec l’ambassadeur, orchestre et tout le tralala avant leur départ pour les Bermudes le lendemain… Le courant passait bien car on se retrouvait vraiment sur des valeurs et une expérience humaine et pas juste sur du superficiel comme avec la majorité des gens qu’on rencontre à Nice ou en voyage.
Nous avons visité l’ile de Sao Vincente en voiture, 24kms sur 16KMS et 76000 habitants, dont 90% à Mindelo. Elle est très aride, seul le point culminant, le Monte Verde, bien nommé, accroche les nuages et reçoit quelques précipitations. La journée s’est terminée chez Loutcha à Mindelo, où l’on peut déguster les spécialités comme la Feijoada ou la Cachupa au rythme des chansons capverdiennes, en compagnie de Jean-Noël qui navigue en solitaire vers le Brésil.
Ici on parle portugais et créole alors parfois c’est difficile de se faire comprendre et on arrive parfois à des situations assez cocasses. Il y a quelques jours, après avoir dégusté un plat local dans lequel il y avait des petites saucisses très grasses, que je n’ai pas du tout aimées, j’ai demandé au serveur comment ça s’appelait pour surtout les éviter à l’avenir… Ravi de me renseigner puis croyant me faire plaisir, il est revenu avec une brochette de ces fameuses salsichia « cadeau de la maison », sous le regard tout aussi ravi du chef. Afin d’éviter un incident diplomatique nous nous sommes donc retrouvés à manger quelque chose de complètement indigeste… C’est ça aussi le voyage !
Ici on est proche de l’Afrique et l’atmosphère est plutôt décontractée et pleine de contrastes. Une classe moyenne émergente, vivant à l’européenne avec gros 4X4 et portable dernier cri, côtoie une classe populaire qui vit de petits riens. Ici pas de long boubous à l’africaine mais des petits shorts et tops moulants à l’occidentale. Parmi tous les métissages afro-européens apparaissent parfois des têtes blondes crépues aux yeux verts.
Demain nous allons mettre le bateau en sécurité à la marina pour quelques jours et partir en ferry visiter l’île de Santo Antao qui se trouve en face et où le mouillage est difficile.
Mais c’est une autre histoire.
Até logo

Mouillage sur 2 ancres avec 30 nœuds de vent

Visite à bord du commandant de l’Etoile

Et de Laurent le médecin du bord

Repas à bord de l’Etoile avec Pierre et Florent nos deux matelots préférés

Et petit café sur le pont

Lever de lune sur le mouillage

Suivi d’un cocktail avec l’ambassadeur sur l’Etoile

A la tienne Grégoire

Piste vers le cratère de Viana

Vue du sommet du cratère

Je pense que les chèvres mangent des cailloux

Côte au vent de Sao Vincente

Pécheurs à Calhau

Village de pécheurs de San Pedro


Vallée « agricole » de Madeiral


La baie de Mindelo vue du Monte Verde

Marché municipal de Mindelo

Des fruits et légumes

Mais aussi du rhum arrangé

Au bar de l’Alliance française





Marché Africain



Marché aux poissons

Notre mouillage calme pour une fois

L’incontournable Cachupa
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