12/06/2016
J’ai attendu que le vent et la houle baissent pour pouvoir rentrer et mouiller à Furna sur l’île de Brava, du coup la traversée de 60 milles était (trop) tranquille. Malgré cela quand nous avons découvert l’entrée du minuscule port situé dans un ancien cratère, la houle résiduelle levait encore de grosses vagues qui déferlaient sur les rochers. Après un bref moment d’hésitation, je me suis lancé…
A l’intérieur, ce n’était pas plus rassurant, les vagues brisaient sur la digue et les récifs. Nous avons finalement jeté l’ancre au milieu du bassin et ensuite reculé pour amarrer le bateau par l’arrière avec l’aide providentielle d’Alberto et d’un jeune nageur qui a saisi les aussières pour ensuite les emmener à terre. J’ai terminé le travail en posant des chaines dans les rochers.
Alberto natif de Furna accueille les voiliers de passage et surveille les amarres. Il nous servira ensuite de guide et interprète.
Brava vient de Bravo qui en portugais veut dire «sauvage ». C’est la plus petite île habitée, environ 6000 habitants dont 600 à Furna. Nous sommes dans un village où tout le monde se connaît et encore une fois, les seuls blancs, mais les gens sont plutôt accueillants. Ils vivent principalement de la pêche et les journées sont rythmées par le passage du ferry, poumon économique de l’île.
La « Capitale » Nova Sintra se trouve à 7 kilomètres, 99 virages et 520 mètres d’altitude, elle est en permanence recouverte de nuages. La ville très calme, malgré les festivités de la St Jean qui durent un mois, est un véritable jardin. Potager et fleurs s’épanouissent grâce au climat humide.
Les gens sont sympas, car après avoir rencontré le chef de la police des frontières en civil qui m’a même proposé un verre de vin, que j’ai décliné, je suis allé le rencontrer le lendemain dans son bureau pour les formalités d’usages. Et là, gros problème, dans son bel uniforme, il m’a réclamé les papiers que la police de Praia m’avait refusés. D’un coup, il ne rigolait plus- nous sommes illégaux, ayant fait notre sortie du territoire à Praia- je me voyais déjà avec une grosse amende, le bateau sous séquestre ou tout simplement expulsé.
Finalement, après lui avoir expliqué la situation et montré ma bonne foie, il s’est contenté de garder les papiers du bateau jusqu’à notre départ, ouf… J’en suis quitte pour un petit cadeau…
Maintenant que le bateau est en sécurité – j’ai quand même mis une deuxième ancre en fourche à l’avant- et la météo clémente, nous allons pouvoir rejoindre en ferry l’île voisine de Fogo et visiter son volcan.

Un Fou de Bassan nous rend visite…

Entre Santiago et Brava

Traversée tranquille pour le capitaine

A l’approche de Fogo

Cherchez l’entrée du port de Furna…

Furna sur Brava

Amarrage solide sur la digue

Et voilà, ORPAO est à l’abri


Le lendemain la mer s’est calmée


Retour de pêche

54 kg dans la caisse

Tri des marchandises après l’arrivée du ferry

Des enfants surpris de voir un blanc sur l’ancienne route

Repas de poissons dans le resto local avec Alberto

En route pour la « Capitale » en Aluger (taxi collectif)

Furna en capverdien veut dire cratère

Vila Nova Sintra la capitale de l’île


Recouverte en quasi permanence de nuages

Ce qui n’empêche pas de fêter la St Jean autour d’un barbecue

Vue depuis Nova Sintra sur les ilots au nord de Brava
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