8/09/2016
Du 22 au 26/07
Flash-back. Nous sommes le 22 juillet, nos amis les Loriette sont arrivés de Rio de Janeiro il y a 2 jours, les sacs à dos sont faits et nous sommes sur le départ. Bernardo, le taxi attitré de la marina, après avoir slalomé dans le trafic dense, grillé quelques feux rouges, doublé à droite et refusé des priorités, nous dépose (ouf !) entiers à la gare routière de Joao Pessoa. Il est 18h00 et 30 heures de bus nous attendent pour rejoindre Sao Luis à 1600 kms au nord, un saut de puce au Brésil.
On avait gouté à la conduite « à la brésilienne » de Bernardo et cela a continué sur le même rythme. Les chauffeurs de bus se prennent aussi pour Ayrton Senna dès qu’ils passent derrière le volant. Ils font la course avec les autres bus sur des routes défoncées, évitant parfois du bétail sans même ralentir et profitent de la moindre occasion pour doubler. Ces bus sont très confortables mais la conduite et l’état des routes ne laissent aucun répit à nos pauvres dos, ballotés dans tous les sens. Heureusement de temps en temps le bus s’arrête dans des gares routières paumées. Nous en profitons pour nous dégourdir les jambes et parfois manger dans les fameuses churrascarias, sorte de grill économique où l’on vous sert la viande à volonté ou au kilo et que l’on trouve partout au Brésil.
Nous traverserons ainsi le Sertao, région très aride et pauvre où 70% des terres appartiennent à 4% de gros propriétaires. De grosses structures de l’agroalimentaire côtoient des villages d’une pauvreté extrême.
Première étape d’un long parcours, Sao Luis ne nous laissera pas un souvenir impérissable. Classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco pour son architecture coloniale, la ville s’est endormie sur les subventions reçues et risque même de perdre son classement. Nous n’avons vu que façades délabrées et rues de la vielle ville désertes, bon c’était un dimanche aussi !…
Le lendemain nous rejoignons Barreirinhas à 3 heures de bus, point de départ pour la visite du parc de Lençois Maranhenses. Cette petite ville aux rues en terre battue s’étire le long du Rio Pregiças (rivière des paresseux), nous y sommes complètement dépaysés et nous nous sentons vraiment en voyage.
Le parc de Lençois qui borde l’océan et que l’on rejoindra en 4×4, après avoir traversé le rio sur un petit bac et franchi quelques passages à gué sur les 20 kms de pistes sableuses, est une merveille géologique de la nature. Le vent et le sable ont façonné un paysage d’une extraordinaire beauté, les dunes à perte de vue, certaines atteignent 20/25 mètres de haut. Elles forment entre elles des bassins qui retiennent de l’eau douce parfois bleue, parfois verte. Ces dunes ondulent comme des draps d’où le mot Lençois en portugais qui signifie drap. Nous resterons jusqu’au coucher du soleil après nous êtes rafraichis dans ces eaux limpides.
De retour à Barreirinhas nous nous baignons, sous l’œil amusé des pécheurs, dans le rio qui borde notre pousada. Il parait qu’il n’y a pas de crocodiles…
Le lendemain, nous reprenons la route de Sao Luis, environ 300 kms et un bus de nuit pour Belem à 800km plus au nord.
Quand on aime on ne compte pas…


Daniel et Pascale prêts à partir


Ambiance

Une des nombreuses gares routières sur la route

Premier repas dans une churrascaria

Un petit jus de coco ?

Notre hôtel à Sao Luis…


Les rues de Sao Luis

Petit rafraichissement

Sao Luis c’est mortel…

Barreirinhas


Un brésilien en début d’après-midi

Sur le rio Prégiças

Livraison des bars de Barreirinhas le long du rio

Plage de Barreirinhas

Sur la rive du rio


Traversée du rio en bac pour rejoindre le parc de Lençois

Après 45′ de piste, la récompense


Ils ont l’air contents


Somptueux


La lumière change sans cesse




En nous attendant, nos chauffeurs jouent au foot

Retour à Barreirinhas

Baignade dans le rio


Bus Leito (lit) pour Belem
https://www.youtube.com/watch?v=XgQLOSpG4EM 🙂
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