L’enfer vert, suite…

 

Du 2/08 au 11/08

Alter do Chao est niché au milieu de la forêt, dans un renfoncement du Rio Tapajos. Nous ne résistons pas à l’envie d’un bain dans l’eau chaude et claire du Lago Verde. Nous reprenons des forces après les trois jours et trois nuits de bateau où une tourista galopante a frappé. Un peu normal vu les conditions d’hygiènes à bord, eau du robinet pour la cuisine, toilette avec l’eau du fleuve et produits locaux consommés en cour de route.

Le lendemain, nous partons avec Beto en pirogue rapide à la rencontre de sa famille dans la communauté indienne de Jamaraca, à 60 kms au sud, dans la forêt primaire des Tapajos. Franck, son beau-frère, sera notre guide pour une rando à la découverte de la forêt.

D’abord les plantations d’hévéas, qui ont fait la fortune du pays et qui sont encore exploitées de façon artisanale par la communauté, puis la forêt primaire, beaucoup plus dense et riche en faune et en flore. A la nuit tombée, après un excellent repas concocté par sa sœur et sa belle-mère, ballade dans la mangrove en pirogue à la rame avec Beto et son beau-père, « crocodile dundee », pour observer les jacarés et autres bestioles toutes aussi sympathiques, genre anaconda, cobra, piranha etc… C’est là que nous apprenons que l’antidote à la morsure mortelle du cobra est la graisse d’anaconda.

Le lendemain, après une nuit en hamac sous les arbres, interrompue par les singes « hurleurs », le mot n’est pas trop fort !, relayés par les chiens, les coqs et les cochons, nous visitons la communauté voisine de Maguari et un petit atelier où les femmes fabriquent toutes sortes d’objets décoratifs en latex. Après un dernier repas dans ce qui ressemble à un petit coin de paradis sauvage, nous quittons nos hôtes pour rejoindre Alter do Chao. Et faisons, juste avant le coucher du soleil, une halte baignade sur une des superbes plages qui bordent le Tapajos.

Le lendemain, retour en pirogue rapide vers Santarem pour la suite de notre voyage, en passant par le canal de Jari, où l’on peut observer des Pregiças (paresseux) dans leur environnement naturel et des nénuphars géants. Aux abords de Santarem, nous allons voir la rencontre des eaux boueuses de l’Amazone avec celles plus bleutées et claires du Tapajos. Ces eaux cohabitent sur plusieurs kilomètres avant de se mélanger. Spectacle fascinant de la puissance des eaux dans cette nature grandiose. Au marché sur pilotis de Santarem nous voyons d’un peu plus près les botos, ces gros dauphins roses de l’Amazonie, qui viennent jouer et attraper les poissons accrochés au bout d’une ficelle par un vendeur du marché.

Le bateau Anna-Beatriz 5, plus gros et plus récent que le précédent, nous emmènera ensuite vers Manaus, à 770 kms, terme de notre remontée du fleuve. Une parenthèse de 2 jours et 2 nuits à contempler, lire, discuter, manger, dormir et même piloter ce mastodonte de mille tonnes sous l’œil vigilant de notre sympathique capitaine Luiz Resende.

Manaus, du nom des indiens Manaos, ville mythique qui s’est aussi développée à l’époque faste du caoutchouc, est devenue une énorme cité de 2 millions d’habitants au milieu de la forêt. Ici se rencontrent les eaux brunes de l’Amazone et les eaux noires de son plus gros affluent le Rio Negro. Le théâtre-opéra, symbole de l’opulence passée de la ville quand les barons du latex envoyaient leur linge à laver à Paris (l’eau ici étant trop boueuse…), trône encore sur la ville. Cette petite merveille acoustique a été construite avec les plus beaux matériaux importés à grand frais d’Europe. Restauré, il accueille encore de nombreux concerts. Ici se trouve aussi le premier pont sur l’Amazone, qui à Manaus ne fait que 3,5 kilomètres de large. Autre particularité locale, l’amplitude entre les basses et les hautes eaux à la saison des pluies peut aller de 10 à 25 mètres ! Les quais, même pour les cargos, sont donc flottants… Les docks, très animés, voient passer de nombreux bateaux en provenance de Belém ou du Pérou en amont. Nous ne resterons malheureusement qu’une seule journée car nous avions réservé de longue date un vol pour Cuiabá dans le Mato Grosso, notre prochain point de chute.

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Lago Verde

 

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Baignade salvatrice à Alter do Chao

 

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Arrivée chez les Tapajos

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Rando dans la forêt primaire

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Dans la mangrove avec Franck

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Avec Beto de nuit

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Rencontre d’un cobra dans la mangrove

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Dur, dur le réveil

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Crocodile Dundee

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Vivre dans et avec la nature

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Travail du latex

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Bateau au mouillage pour la nuit dans la réserve

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Notre véhicule sur le Rio Tapajos

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Retour vers Santarem

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Via le canal de Jari et les « Préguiças »

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Nénuphars géants « Victoria Lily »

 

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Partage des eaux devant Santarem

 

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Boto, grand dauphin rose de l’Amazonie

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Capoeira, mi danse, mi art martial

 

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Embarquement pour Manaus

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Chargement devant

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Et derrière

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Avec Luiz le capitaine

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Ambiance à bord

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Ecoliers attendant…

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…le bus scolaire

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Achat en cour de route de poissons pour le resto du bord

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Déchargement de deux tonnes de cigarettes de contrebande saisies par la police

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Vente de repas à l’escale, mettez l’argent dans la bouteille

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Ravitaillement de la petite ville d’Acucena

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Le pont de Manaus

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Partage des eaux entre le Rio Negro et l’Amazone devant Manaus

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Manœuvre d’accostage

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Le théâtre-opéra de Manaus

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Acoustique parfaite

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Rue de Manaus

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Bateaux en partance sur les docks flottants

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L’équipe au complet

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1 Response to L’enfer vert, suite…

  1. Avatar de JACKIE DELOZANNE JACKIE DELOZANNE dit :

    Eh bien la suite de la balade vaut aussi le détour… Que dire? J’attends la suite avec impatience…
    et le plaisir de vous retrouver en France en octobre, novembre et aux Antilles en décembre si vos projets n’ont pas changé. ( AG de Voile Aventure à l’Ailette le 5 novembre, ce serait l’occasion de retrouver une bonne partie des copains que vous connaissez.
    Bises et à bientôt
    Jackie

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