Du 11/08 au 16/08
Nous avons pris goût au bus et avec le recul nous aurions préféré aller par la route de Manaus à Cuiabá, capitale du Mato Grosso. Mais nous avions réservé des billets d’avion pour aller vers le sud en même temps que les Loriette, eux pour rentrer en France via Rio, et nous pour visiter le Pantanal à partir de Cuiabá. Du coup nous avons abattu 2000 kms en un temps record pour une fois. Et puis cela nous a permis de rester plus longtemps avec nos amis avant de se quitter lors de l’escale de Brasilia.
Nous avions réservé à Cuiabá une pousada encensée par le Guide du Routard, dont le propriétaire des lieux dirige également l’agence Ecoverde, qui propose des excursions dans le Pantanal. Mais l’accueil était froid, l’établissement délabré, et les circuits à un prix prohibitif.
Du coup, le lendemain matin, nous louons une voiture et mettons le cap sur la Transpantaneira qui pénètre en profondeur la grande plaine inondable du Pantanal. Cette piste en impasse, praticable avec une voiture ordinaire car nous sommes à la saison sèche, court sur 150 Kms et 120 petits ponts en bois la jalonnent.
Dès les premiers kilomètres nous sommes impressionnés par la foule d’animaux visible depuis la voiture. Du bétail bien sûr, dans les grandes fazendas qui jalonnent la piste et aussi, plus surprenant, des centaines de jacarés pataugeant à quelques mètres entourés d’échassiers de toutes sortes. La zone du Pantanal est une des plus grandes réserves naturelles du Brésil, à cheval sur deux états, longeant la frontière Bolivienne à l’ouest. D’une biodiversité exceptionnelle, elle abrite un très grand nombre d’oiseaux migrateurs et d’espèces endémiques (jaguars, pumas, coatis, capibaras, tapirs, tatous, etc).
Nous sommes hébergés à la pousada Rio Clarinho, très rustique mais malgré tout très chère. De là nous partons à pieds à la découverte d’une faune et d’une flore exceptionnellement riches puis admirons le coucher du soleil depuis le mirador au sommet d’un grand arbre. Après une courte nuit, rando à l’aube pour voir la nature se réveiller et fin de matinée, pêche aux piranhas sur le rio qui traverse la propriété. Sitôt péchées, nos maigres prises finissent dans les serres d’aigles et autres oiseaux de proie qui nous guettent. Il suffit de leur lancer le poisson. L’après-midi nous parcourons la piste en voiture, stoppant de temps en temps pour observer cette nature que nous aimons tant.
Voir tous ces animaux galoper autour de nous, nous a ouvert l’appétit… et le soir dans un petit resto de Poconé, petite ville paisible à l’entrée de la Transpantaneira, nous dégustons de la queue de jacaré. Pas mauvais, ça ressemble visuellement à un filet de poisson et a le goût du blanc de poulet.
Après cet intermède gastronomique et une bonne nuit, nous reprenons la route vers Cuiabá que nous traversons rapidement pour rejoindre plus au nord la Chapada dos Guimarães. Là, changement total de décor, la route sillonne à travers une sorte de Jura tropical. Après les grandes plaines et la chaleur étouffante du Pantanal, nous apprécions cette grande bouffée d’air pur. Les chapadas sont des petits plateaux (rochers tabulaires) qui s’élèvent au milieu de la plaine et donnent son relief particulier à la région. Après une bonne nuit dans une pousada à Guimarães, nous allons voir le Veu de Noiva ( « voile de la mariée »), une cascade de 60 mètres de toute beauté, avant de faire une rando dans le parc où nous découvrons de nombreuses autres chutes.
Nous allons aussi à Morro dos Ventos jusqu’au belvédère de Mirante, considéré comme le centre géodésique de l’Amérique du Sud. De là, nous avons une vue imprenable sur toute la plaine. Le soir nous rejoignons Cuiaba, où nous avons réservé une chambre pour une courte nuit devant la gare routière.
Le bus pour Iguaçu, à 1500 kms plus au sud, partira à 5h30.
Mais ça c’est une autre histoire…


Bienvenue dans le Pantanal

Attention aux animaux…

Elevage de bétail et termitières…

Entrée du parc

Sur la Transpantaneira


A quelques mètres de la piste
Quelques oiseaux aperçus de la voiture

Le jabiru ou tuiuiu (prononcer touyouyou), l’oiseau emblématique du parc

Une famille de capibaras, le plus gros rongeur du monde

Un des nombreux ponts

Entrée de notre fazenda. La pousada est encore à 3 kms…

Rencontres sur le chemin de la propriété …

…pas très rassurant

Un tatou dans le jardin

et un capibara un peu plus loin

et un macaque

et aussi un coati

Coucher de soleil sur la canopée, vu du mirador

Pêche sur le rio Clarinho

…sous haute surveillance

Un petit piranha, sitôt pêché…

repéré…

et envolé…

Guimarães et ses chapadas

Le « voile de la mariée »

Rando dans le parc

Vue sur le parc

Belvédère de Mirante, Morro dos Ventos
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