Du 16/08 au 23/08
Comment ça le sud, c’est le nord ? Qu’est-ce qu’il raconte ? Et bien oui, c’est simple, c’est comme en Europe, sauf que c’est l’inverse… Comme nous sommes dans l’hémisphère sud et que c’est l’hiver austral ici, si on veut avoir chaud, il faut aller dans le nord…Et nous on va dans le sud… On passe de 35° et plus dans le Pantanal à 10/15° et pluie battante à Iguaçu. C’est là que je me rends compte que j’ai oublié mon gros sweatshirt dans la penderie de l’hôtel à Manaus. Je me disais bien aussi que mon sac me paraissait moins gros et plus léger depuis un moment…
Après 34 heures de bus, nous arrivons à Foz d’Iguaçu dans l’état du Parana, d’où nous prenons…le bus pour Puerto d’Iguazu, à 20 kms, en Argentine. Après les formalités de douanes et de police, nous arrivons enfin à notre auberge de jeunesse où, d’un coup, la moyenne d’âge augmente… Le lendemain, visite des chutes côté argentin, et là, on a beau être prévenus, excusez-moi l’expression, on tombe sur le cul…! Le spectacle que nous offre la nature est époustouflant. Partout des chutes d’eau nous entourent et c’est dans un grondement omniprésent et des embruns que nous progressons. Des installations et une organisation sans faille nous permettent de découvrir, en empruntant un train et des passerelles, plus de 200 chutes d’eau sur un front de 2,7 kms. En fin de journée, nous arrivons à la « gorge du diable » où s’abime la rivière pourtant si paisible encore quelques dizaines de mètres en amont. Dans un bruit infernal (normal pour la gorge du diable…) des milliers de mètres cubes d’eau s’écrasent 82 mètres plus bas, dans un nuage d’embruns qui remonte au gré des courants d’air ascendants. Nous resterons scotchés là un long moment à nous imprégner de cette puissance sauvage et en même temps somptueuse.
Le lendemain, comme il fait toujours mauvais, nous décidons de remettre notre visite des chutes coté brésilien et allons plutôt voir le barrage d’Itaipu, également au Brésil. C’était le plus grand barrage du monde avant l’ouverture du barrage des « 3 vallées » en Chine. Itaipu, le « rocher qui chante » en langue Guarani, produit 90% de l’électricité du Paraguay et 20% de celle du Brésil. Le projet a démarré dans les années 70 et il a fallu créer une zone binationale à cheval sur le Brésil et le Paraguay pour sa construction. Le bassin, long de 187 kms, est retenu par assez de béton pour construire 200 stades, et assez d’acier pour 380 tours Eiffel... Chacune des 20 turbines de 33.000 tonnes peut alimenter une ville de 2,5 millions d’habitants… A la saison des pluies, quand les vannes de trop-plein sont ouvertes, le débit atteint 4 fois le débit des chutes d’Igaçu…! Devant ce monstre construit par l’homme, nous restons circonspects. Nous admirons le challenge que sa construction a du représenter et la prouesse technique, mais nous sommes moins impressionnés que par ce que la nature nous offre.
Le dernier jour, nous retrouvons les chutes côté Brésil. Une vision différente et plus globale s’offre à nous. Le parcours brésilien, plus court et plus humide, reste très impressionnant. On comprend qu’aussi bien coté brésilien qu’argentin, le site est classé au patrimoine mondiale de l’humanité.
Nous visitons ensuite à proximité le Parque das Aves , réserve ornithologique où évoluent environ 600 espèces d’oiseaux réparties dans des volières, les plus grandes accessibles au public. Les perroquets et les toucans, très curieux, y tiennent la vedette.
Fin d’après-midi, nous rejoignons Foz d’Iguaçu pour récupérer nos sacs et prendre le bus pour Sao Paulo, à 1000 kms au nord (17h de trajet). Ce parcours de nuit, nous fait encore économiser une chambre d’hôtel, ce qui n’est pas négligeable.
Le lendemain matin à 11h, changement total de décor… Nous arrivons à Sao Paulo, à la radoviaria de Tieté, la plus grande gare routière d’Amérique Latine (!), où se croisent près de 90.000 voyageurs chaque jour, et des bus de partout… Et il fait toujours aussi froid! Nous sautons dans un métro pour le centre-ville. Quel choc après le calme de la paisible ville argentine de Puerto d’Iguazu près des chutes, on en a le tournis... Nous ne restons qu’une nuit dans cette mégapole de 12 millions d’habitants. Capitale économique et financière du pays, Sao Paulo contribue à 25% du PIB du pays. Les « Paulistes », habitants de la 5ème ville du monde, ont un niveau de vie élevé (ils sont un peu considérés comme les Parisiens du Brésil…) Il y a des gratte-ciels à perte de vue, la ville en compte plus de 2600. Nous commençons notre visite par l’Edificio Martinelli, premier gratte-ciel de la ville, construit en 1929, 105 mètres de haut, 30 étages. A l’époque, pour faire taire les mauvaises langues prédisant que l’immeuble allait s’écrouler, l’architecte installa sa famille sur les quatre derniers étages. L’immeuble est toujours là, au centre de la cité. Des terrasses, nous admirons une vue panoramique sur la ville.
Le soir, après un tour dans le centre historique, nous explosons notre budget en allant prendre un apéritif et écouter une chanteuse de blues, une fois n’est pas coutume, au luxueux bar panoramique du dernier étage de l’Edificio Italia, deuxième plus haute tour de Sao Paulo. Voir cette ville tentaculaire grouiller à nos pieds, entre un verre d´excellent vin chilien et une délicieuse Caipirinha est surréaliste. Le temps d’une soirée, nous imaginons la vie des maîtres du monde de la finance et du pouvoir.
La Caipirinha, mélange de Cachaça (alcool de canne), de sucre, de citron et de glace pilée, est une véritable institution au Brésil, à l’instar du Ti punch aux Antilles. Mais comme le Ti punch, à consommer avec modération…!
Le lendemain, nous visitons le quartier des affaires autour de l’Avenida Paulista, les « Champs Elisées » de Sao Paulo. Au 19ème siècle, cette avenue était bordée des riches demeures des barons du café. De cette époque, il ne reste que quelques maisons, aujourd’hui « classées », perdues au pied des créations des plus grands architectes du monde. Le soir, nous rejoignons la gare routière de Tieté pour prendre à minuit le bus pour Rio, à « seulement » 400 kms.
Demain à 7h nous serons chez les cariocas, au pays de la samba.



Les chutes côté argentin
Si vous voulez en voir plus sur les chutes, cliquez sur ce lien: http://www.youtube.com/watch?v=lgPeQGT0NZQ&sns=em


Avec de nombreux animaux dans le parc

Ici un coati qui cherche à manger

Là un macaque curieux



La gorge du diable

Entée du site très contrôlé du barrage d’Itaipu

Le rocher qui chante des indiens Guarani est toujours au milieu de la rivière

Sale temps…

Vue sur les turbines

Les chutes côté brésilien





Un petit toucan particulièrement curieux

Edificio Martinelli, premier gratte-ciel de Sao Paulo

Vue des terrasses du Martinelli

Centre historique

Cireurs de chaussures dans la rue

La cathédrale

Apéro au sommet de l’Edificio Italia…

…avec vue imprenable sur Sao Paulo

Espèce endémique sur l’Avenida Paulista…
Bisous de TAKAMAKA
À BENODET À L OCCASION DU
TOUR DES ILES
Gilbert HELOU
Didier HOFFART
Marc HAUSER
Christian BRIOL
J’aimeJ’aime