Du 24/08 au 3/09
A peine le temps de dormir et nous sommes arrivés à Rio de Janeiro. Les Jeux Olympiques sont terminés depuis 3 jours, il devrait y avoir moins de touristes. Il est 7h00 et il fait déjà chaud. Nous fonçons, le mot n’est pas trop fort vu la vitesse à laquelle circulent les bus urbains, déposer nos sacs à l’auberge de jeunesse de Botafogo, un quartier au sud de Rio idéalement situé entre le Corcovado et le Pain de Sucre. De là nous rejoignons rapidement les 2 téléphériques qui vont nous déposer au sommet du fameux Pao de Açucar.
Nous sommes à 400 mètres et la vue à 360° est grandiose, d’un côté la grande baie de Guanabara qui accueille la ville de Rio et la plage de Flamengo, de l’autre Copacabana, Ipanema et le Corcovado qui domine le tout. Nous restons un long moment à admirer ce paysage somptueux. Rio de Janeiro est une très belle ville, un concentré du Brésil, contrastée. Les Favelas où vivent 20% des Cariocas (habitants de Rio) cohabitent avec les quartiers chics.
Le jour suivant, nous visitons le centre-ville d’où nous empruntons le Bonde, petit tramway qui nous emmène à Santa Theresa, quartier Bobo sur les hauteurs. Nous parcourons également les docks, complètements rénovés à l’occasion des JO.
Pour aller au Corcovado nous prenons un petit train à crémaillère qui grimpe à travers le parc national de Tijuca, foret à la végétation luxuriante à l’orée de la ville. En haut, à 700 mètres, le Christ Rédempteur veille les bras écartés sur Rio. La vue ici est différente, nous sommes au-dessus du pain de sucre. Plus bas les avions décollent de l’aéroport et au loin on aperçoit le stade de Maracaña. Ce temple dédié au football, véritable Colisée contemporain, pouvait accueillir 200 000 personnes dans les années 70…
Le dernier jour, nous allons voir les mythiques plages de Copacabana et Ipanema. Les plages, c’est une véritable institution, les gens viennent s’y reposer, faire du sport, manger, se baigner, écouter de la musique, se rencontrer, c’est un véritable lieu de vie très bien organisé.
Autre véritable institution, la tong, à commencer par la fameuse Havaianas, portée par 80% des Brésiliens. C’est un accessoire de la vie quotidienne. L’état l’a classée d’ailleurs parmi les produits de première nécessité et son prix est indexé.
Berceau de la Bossa Nova et de la Samba, Rio possède aussi un sambodrome, longue avenue bordée de gradins dédiés au carnaval. Tom Jobim, inventeur de la Bossa Nova et auteur du tube « Girl from Ipanema » a même donné son nom à l’aéroport international. Pour vous mettre dans l’ambiance, duo Sinatra/Jobim: https://youtu.be/NOfJZeRTdBo
Malgré les plus de 6 millions d’habitants, Rio, avec ses quartiers disséminés sur des collines, est une ville agréable. Nous y avons fait de longues promenades à pieds et nous en gardons un très bon souvenir.
1600 kms plus au nord, après 30 heures de bus, nous arrivons à Salvador de Bahia, ville la plus africaine du Brésil. Nous logeons sur le plateau dans le quartier historique. Notre pousada, installée dans une ancienne maison coloniale, offre une superbe vue sur la célèbre baie de tous les saints et l’île d’Itaparica.
Ici la plupart des gens sont noirs, et pour cause, Salvador fut pendant longtemps la porte d’entrée de millions d’esclaves venus d’Afrique. Comme à Rio, la musique y est omniprésente. Les rues résonnent aux sons de la samba, on y danse et on y pratique la Capoeira, danse qui a vu le jour ici et a longtemps été interdite car, pratiquée par les esclaves sous l’apparence d’une danse, était un art martial redoutable.
Salvador, avec ses 365 églises, est résolument la ville la plus religieuse de tout le pays. A majorité catholique, on y pratique aussi le Candomblé, fusion entre l’animisme africain et le catholicisme romain. Nous faisons de longues promenades à pieds dans des quartiers populaires, pas très rassurés quand même, car tout le monde nous met en garde contre le vol. Appareil photo dissimulé, ni montre ni bijoux, juste quelques reais et copies de passeport en poche, tout va bien…
Avant de partir, nous prenons l’ascenseur Lacerda pour nous rendre 70 mètres plus bas à la ville basse et emprunter une lancha (bus de mer) pour nous rendre sur l’île d’Itaparica, d’où nous avons une superbe vue sur Salvador depuis le village de Mar Grande.
Comme pour Rio, sa baie et les îles qui l’entourent, nous nous promettons de repasser ici avec ORPAO si nous bouclons notre tour du monde par le Cap de Bonne Espérance au sud de l’Afrique. Qui sait…
A 19h, nous prenons le bus pour Recife distante de 1600 kms.
Ville au développement accéléré depuis les années 70, Recife, capitale du Pernambuco, est un mélange de modernisme, avec ses nombreuses tours, et d’ancien, avec son quartier historique. Elle doit son nom aux récifs qui bordent la côte, véritable barrière de corail qui retient l’eau à marée basse et qui empêche les requins d’approcher la plage. Baignade interdite à marée haute… Nous n’y séjournons qu’une nuit, le temps de visiter la vielle ville, son marché et la première synagogue d’Amérique latine.
Le lendemain, nous prenons le bus de 14h30 pour Joao Pessoa ,à 200 kms. Nous pensons arriver tôt sur le bateau mais finalement ce n’est que vers 20h que nous arrivons à Jacaré, distant de seulement 20 kms. A Joao Pessoa, pour économiser l’argent d’un taxi, nous décidons de rentrer en bus, mauvaise idée… Mal renseignés, nous faisons une grande boucle dans la ville et nous nous retrouvons à notre point de départ 2 heures plus tard….Las, nous prenons un taxi qui ne connait pas la route et qui essaie et nous arnaquer. Il est temps qu’on arrête…
Rendez-vous en novembre pour la suite, en bateau cette fois.
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Plage et quartier de Flamengo à Rio

Botafogo et sa plage vus du Pain de sucre, en haut le Corcovado

Un peu plus sur la gauche, Copacabana

Le Pao de Açucar

Singe capucin en ville

Favela au dessus de Botafogo

Et au dessus le Christ Rédempteur

Le Bonde pour Santa Theresa

Arrivée en train au Corcovado

Le Christ Rédempteur

En bas, Botafogo et derrière le Pain de sucre, l’entrée de la baie de Rio

Vue sur Copacabana, entre le lagon et la mer

Au loin, le mythique stade Maracaña

Installation pour les J.O. sur les docks

Favela au détour d’une rue dans le centre ville

Copacabana et le Pain de sucre au fond

Amoureux sur les rochers entre Copacabana et Ipanema

Plage d’Ipanema

Ipanema au coucher du soleil

Départ pour Salvador de Bahia

Rue de Salvador, sur le plateau

Les incontournables Bahianaises

Le palais du gouverneur, qui domine la ville

Image symbolique, le conquistador, l’indien et l’esclave noir. Tout est dit…

Le Lacerda: ascenseur entre la ville basse et le plateau

Trimaran brésilien dernière génération…

Coucher du soleil depuis Bonfim, quartier populaire au nord de Salvador

Arrivée en Lancha sur l’île d’Itaparica, Salvador dans le fond.

Résidences secondaires…

…sur la plage de Mar Grande, face à Salvador

Vue sur Salvador de Bahia depuis Itaparica

Moqueca de peixe, plat traditionnel brésilien, pris sur la plage d’Itaparica

La vielle ville de Recife et ses façades coloniales…

…et la ville nouvelle

Le marché très coloré de Récife
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