Du 25/01 au 12/03/2017
Le lendemain, on décide de se faire secouer encore un peu entre la Martinique et la Dominique pour rejoindre Roseau, la capitale. Hormis quelques paquebots qui font halte à Roseau, le tourisme n’est pas très développé à la Dominique. L’île est restée très nature et est le paradis des randonneurs.
Comme le fameux GR 20 en Corse, il est possible de parcourir l’île du Nord au Sud sur 184 kms en 14 étapes sur deux semaines. Tentés par une rando, nous allons découvrir un concentré de la Dominique. Lever à 5 heures du matin pour un rendez-vous Place du marché avec notre sympathique guide Vivian, puis taxi collectif jusqu’au centre de l’île et à 7 heures, on attaque, le mot n’est pas trop fort, le chemin. Pendant 6 heures nous gravissons et descendons des escaliers en rondins et des rochers sur les collines à travers la forêt humide, les « vallées de la désolation » où plus rien ne pousse à cause des fumées sulfureuses, et marchons jusqu’au cratère du Boiling Lake (lac bouillonnant). Là, nous faisons une petite pause, le temps d’avaler un sandwich, avant de repartir par la même piste. Au total nous avons parcouru environ 20 kms en 6 heures, avec un dénivelé de 800 mètres. C’était plutôt sportif et nous en gardons un excellent souvenir. Nos mollets s’en rappelaient d’ailleurs encore trois jours après… A Portsmouth au Nord de l’île, comme à Roseau ou aux Tobago Cays, les Boat Boys sont regroupés en association et se sont débarrassés des éléments peu scrupuleux. L’accueil et le service sont chaleureux et la sécurité des lieux assurée, pas de harcèlement comme à St Vincent. Tous les dimanche soir, ils organisent un grand barbecue avec DJ pour les navigateurs afin de financer leurs activités. Après le repas, on pousse les tables et c’est soirée dansante les pieds dans le sable. C’est l’occasion pour nous de faire la fête avec Yves et Christiane, nos amis français du voilier Kenavo avec qui nous étions à la St Sylvestre à Grenade.
Après cette soirée copieusement arrosée de Punch et quelques heures de sommeil, nous profitons d’un vent d’Est/Sud-Est pour rejoindre Marie Galante vent de travers dans le canal entre la Dominique et la Guadeloupe. L’estomac de Fred fait sa prière… Mouillés à St Louis devant la plage, la nuit est très calme, le vent étant tombé, mais dès le lendemain il rentre par l’Ouest levant un gros clapot très inconfortable et mettant à rude épreuve la ligne de mouillage. Marie Galante est une île ronde et plate assez jolie mais manque cruellement d’intérêt. Hormis les distilleries et moulins à vent en ruines et quelques plages, il n’y a pas grand-chose à voir. Si vous voulez être au calme, c’est l’endroit idéal ! Le lendemain, nous allons au moteur vers Ste Anne sur la côte Sud de Grande Terre, puis à Petit Havre où nous passons la nuit derrière le récif, seuls au monde. La plupart des bateaux qui visitent les Antilles négligent cette côte pourtant très belle. Après deux nuits sous le vent de la barrière de corail et de l’îlet Gosier, quelques beaux snorkelings et le carénage d’ORPAO, nous rentrons dans la rade de Pointe-à-Pitre pour assister au grand défilé du Carnaval le dimanche 26 février. La Guadeloupe est un archipel comprenant Basse Terre et Grande Terre mais aussi Marie Galante, la Désirade et le petit archipel des Saintes. Nous sommes en saison sèche mais il pleut tous les jours et l’alizé est revenu en force. Nous quittons Pointe-à-Pitre pour rejoindre les Saintes plus au Sud en même temps que nos amis Rob et Josien qui font route vers Antigua. La mer est forte et parfois ils disparaissent entre deux vagues. Aux Saintes, nous passons une nuit mouvementée sur corps mort, devant Grand Bourg sur Terre de Haut, à peine abrité de la houle du large. Le village est très sympa mais aussi très touristique. Le lendemain après avoir visité en bateau ce petit archipel, nous nous mettons à l’abri sous le vent de l’Ilet Cabrit. Nous ne profitons pas pleinement du site à cause du vent fort et des averses. Profitant d’une accalmie nous remontons vers Basse Terre pour mouiller dans l’Anse Malendure près de l’Ilet Pigeon. Ce site appelé aussi Réserve Cousteau est réputé pour ses fonds magnifiques et ses nombreuses variétés de poissons. Là encore, le mauvais temps (c’est le déluge pendant quatre jours) donne une mauvaise visibilité et nous empêche d’explorer les fonds comme nous l’aurions souhaité. Je vous écris de l’Anse Deshaies au NW de Basse Terre où nous sommes arrivés hier. Le temps s’améliore enfin et demain nous mettrons le cap sur Antigua.
De l’intérieur de la Guadeloupe nous n’avons pas vu grand-chose, la pluie continue nous condamnant malheureusement souvent à rester sur le bateau.

Palais du gouverneur à Rozeau, capitale de la Dominique

Rue de Rozeau à l’heure de la sieste…

Bus scolaire écrasé sous un Baobab dans le jardin botanique lors d’un cyclone

Pointe Sud de la Dominique….

…avec vue sur la montagne pelée à la Martinique

Après le bon dieu, c’est la terre en créole

Dans la foret humide au début de la rando, on a encore le sourire…

ça commence à se corser

Descente vers la vallée de la désolation

on vient de descendre du petit coin de ciel bleu en haut de la photo…

….et on est pas encore arrivés

Vivian notre guide en profite pour se faire un masque. Il parait que c’est bon pour la peau…

Allez, encore un petit effort….

Le boiling lac ça se mérite….

Un sandwich, une petite cigarette et on repart…

Retour par la forêt humide…

…et les arbres qui marchent

Vue du mouillage de Plymouth au Nord de la Dominique

Ilet de Gosier à la Guadeloupe…

…que nous découvrons sous l’eau…

…et sur l’eau

ORPAO au mouillage de Pointe à Pitre entre deux grains…

Carnaval de Pointe à Pitre

C’est chaud…






Inish, le voilier de nos amis hollandais au départ de Pointe à Pitre…

Première daurade coryphène entre Pointe à Pitre et les Saintes

Mouillage principal des Saintes…

…devant le village de Grand Bourg…

…et sa jolie mairie

Mouillage réserve Cousteau sous le déluge pendant 4 jours

Deshaie au nord de Basse Terre, dernière escale à la Guadeloupe.
Bravo les sportifs, vous m’épatez !!!
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