14/05/2017
Une vingtaine de miles nautiques seulement sépare St Thomas de Culebra, petite île à l’Est de Puerto Rico. C’est toujours l’Amérique mais hispanique cette fois. Nous pénétrons dans une grande baie fermée au cœur de l’île par un passage étroit dans les coraux pour jeter l’ancre devant le village. Ambiance décontractée et familiale sur fond de musique latino évidement.
Le lendemain, après l’incontournable visite aux customs, nous allons mouiller à Culebrita, îlot désert voisin. Nous voulons profiter de nos derniers mouillages dans les eaux cristallines des Caraïbes. Nous y faisons aussi le huitième carénage (en apnée) depuis notre départ du Brésil fin novembre 2016. C’est aussi l’occasion de changer la protection cathodique du moteur. C’est simple, toujours en apnée, il suffit de placer deux petits demi-disques en zinc autour de l’arbre d’hélice et avec nos deux petites mains de les serrer avec deux vis et deux écrous. Crise de nerfs et perte de plusieurs vis en perspective. C’est Fred, « le poisson », qui aura le dernier mot. Moi je me serais noyé… Bientôt nous serons dans des eaux moins accueillantes et en tous cas plus froides. Il faudra mettre une combi, d’autant plus qu’après 6 mois sous les tropiques, nous sommes devenus frileux. D’un autre côté, si l’eau est plus froide, ça devrait se salir moins vite. On en reparlera…
Avant de rejoindre San Juan, la capitale de Puerto Rico, nous faisons encore un mouillage isolé sous le vent de Palominos, un des nombreux « cailloux » qui jalonnent notre route. Et nous avons raison de faire durer le plaisir car au mouillage de San Juan, fini la baignade. Nous sommes à l’ancre dans le port de commerce entre un petit aéroport, d’où décollent sans cesse avions et hélicoptères, et des cargos énormes qui évoluent entourés de remorqueurs, des camions vont et viennent avec les containers déchargés des navires, un bruit infernal. Autre problème, pour aller faire quelques courses au magasin le plus proche, nous risquons notre vie en traversant voies rapides et échangeurs, rien n’étant fait pour les piétons. Ce n’est pas top. La ville est très grande et les 1 million d’habitants utilisent leur voiture pour le moindre déplacement. Nous avons envisagé d’en louer une mais les tarifs trop élevés nous en ont dissuadés. C’est donc avec nos vélos pliants que nous visitons la très jolie vielle ville, vrai centre d’intérêt pour nous.
L’escale est aussi technique : je dois refaire complètement la pompe eau de mer de refroidissement du moteur car elle fuit, changer une durite, vidanger l’inverseur, le moteur, remplacer le filtre à huile et refaire le plein de gasoil (très bon marché).
Il nous reste à faire l’avitaillement pour trois semaines, car aux Bermudes tout est très cher, et passer aux custom/immigration avant de mettre le cap sur St Georges aux Bermudes, à 850 MN au Nord, et puis le Maine à environ 1500 MN. Départ prévu samedi matin, si la météo ne change pas, pour 6 à 7 jours de navigation avant l’escale.
Hastà la vista !

Vue du mouillage Ansenada Honda à Culebra

La statue en bois indique la direction de Puerto Rico

Ici les gens sont fiers de leur culture hispanique

Tarpons rôdant devant la terrasse du bar-restaurant à Culebra

ORPAO à Culebrita avec pour seuls voisins des chèvres…

…et des milliers de Bernard l’Hermites

Mouillage magnifique de Culebrita

Approche de San Juan, vent arrière

La Perla, quartier populaire au pied de la vielle ville

Rue de la vielle ville

Distribution de pain à la Perla

Le Capitole

Castillo San Felipe Del Morro qui protégeait l’entrée de la rade de San Juan

La fontaine Raices

Rencontre devant le Capitole avec Obama…

…et JF Kennedy

Séquence démontage, remise en état…

…et remontage par le placard de la salle de bains

Nos encombrants et bruyants voisins au mouillage de San juan

Poissons locaux

Notre route vers le Maine. On va essayer de ne pas rentrer dans le triangle…
L’aventure continue et nous fait toujours rêver. Le voyage va changer de rytme maintenant que vous rapprochez la civilisation. A bientôt.
J’aimeJ’aime