Du 16/10 2021 au 17/04 2022
Depuis mon dernier article en octobre 2021, que s’est il passé?
J’étais dans les Tuamotu, sur le départ pour retrouver Fred à Tahiti.
Belle traversée, toujours en solitaire. Les 240 milles nautiques séparant Fakarava dans les Tuamotu de Tahiti ont été avalés en une journée et demi, génois seul avec un vent d’Est/Nord Est 4 à 5, mer agitée évidement et houle croisée.


Après plusieurs mouillages, Pointe Venus et Arue au nord de l’île, puis devant l’aéroport de Faa, par commodité je suis rentré à la marina de Papeete qui se situe en plein centre ville.
Marina récente, très pratique pour les courses et l’entretien du bateau mais avec les inconvénients de ses avantages: bruit et pollution. La ville de Papeete est la bouillonnante capitale de la Polynésie Française. Ici siègent les institutions, gouvernement et haut commissariat. Au port de commerce, par où transitent tous les produits importés et qui sont ensuite redistribués vers les cinq archipels, l’activité est débordante. C’est un flot de voitures et camions du matin au soir sur le quatre voies qui borde la marina et longe ensuite la mer. Le centre est aussi saturé par la circulation. Quel contraste et quel choc quand on arrive des Tuamotu où l’on n’entend que la grande houle du Pacifique qui brise sur le récif de l’atoll.
Plus tard, Fred ne pouvant toujours pas venir me rejoindre, vu l’état de santé de sa maman, je suis rentré en Europe pour les fêtes de fin d’année. ORPAO est resté à la marina sous la surveillance d’un gardien.













De retour à Tahiti fin janvier, j’ai sillonné les environs en attendant Fred encore retenue à Bruxelles. Navigations tranquilles et parfois musclées entre Tahiti Nui (la grande île où se concentre l’activité), Tahiti Iti (la presqu’île, plus rurale et moins peuplée) et Moorea. J’en ai profité aussi pour faire remplacer l’antenne VHF et la girouette anémomètre en tête de mât ainsi que le câblage.


Le voyage a vraiment repris début mars en fait quand Fred est arrivée.
Enfin, difficilement…
Après avoir visité Tahiti, nous devions mettre le cap sur l’île de Moorea, distante de seulement 10 milles nautiques sous le vent de Tahiti, quand un orage violent s’est abattu sur le mouillage la veille de notre départ. La foudre est tombée à proximité du bateau, occasionnant de gros dysfonctionnements sur les appareils électroniques. Résultat des courses: liaison GPS du cockpit à la table à carte hors service, Navtex et VHF endommagés ainsi que les ports séries de l’ordinateur de bord. Plus tard, nous reviendrons de Moorea suite à un court circuit sur la nouvelle antenne VHF pour de nouveau la remplacer. Un coup de foudre qui coûte cher…


A Moorea, le contraste avec sa trépidante voisine est saisissant. Malgré le balais incessant de plusieurs compagnies de ferry qui relient Vaiare, le port principal, à Papeete, il règne sur Moorea une ambiance de village, calme et sérénité. Hormis quelques « resorts » et pensions de famille, le tourisme n’est pas très développé. Sur l’eau, nous avons quand même à supporter le ballet pétaradant des jets skis et bateaux de promenade. Le week-end, des familles de Tahiti viennent passer la journée sur les jolies plages de sable blanc. Après un premier mouillage derrière le récif à Vaiare, nous allons au Nord de l’île découvrir les fameuses baies de Cook et d’Opunohu.




La particularité des navigations dans les Iles de la Société est que nous devons souvent emprunter une passe pour retrouver l’océan et ensuite, une autre passe à l’arrivée pour rentrer dans le lagon et mouiller à l’abri de la grande houle du Pacifique. Ici, ces passes sont la plupart du temps praticables mais il faut rester vigilant. Certaines deviennent dangereuses quand la houle déferle du fait de leur faible profondeur à l’entrée. Il est courant de voir des surfeurs de chaque côté de la passe.



Nous mouillons au fond de la fameuse « baie de Cook », mal nommée car en fait lors de son passage, il a jeté l’ancre à Opunohu… Nous sommes au milieu d’une ancienne caldeira. Autour de nous s’élèvent des montagnes et pics acérés, grandioses. Au fond, le petit village de Paopao et un Super U, pratique pour se ravitailler.







Le seul jour de la semaine où nous partons en rando avec l’équipage d’un bateau copain, il pleut à torrent… Rendez-vous à 8h00, il commence à pleuvoir. Optimistes, on se dit que ce n’est qu’un grain, nous partons quand même. Nous pataugerons toute la journée sous la pluie le long des 17kms de la boucle qui nous emmène au belvédère, d’où nous avons une vue sur les deux baies, puis au fond de la baie d’Opunohu. Mais nous rentrons plusieurs sacs remplis de fruits de la passion glanés au bord du chemin.






Dans la Baie de Cook, nous visitons l’usine de jus de fruits « Rotui » qui met en bouteilles les fruits de Moorea, notamment l’ananas.
L’arrivée dans la baie d’Opunohu est spectaculaire. La baie, plus sauvage que sa voisine, ne nous incite gère à rester au fond, un peu oppressant. Nous préférons mouiller à l’entrée, devant une des plus belles plages de l’île, dans 2,00 mètres d’eau cristalline.

90 milles nautiques nous séparent de Huahine, notre prochaine escale dans les Iles sous le vent. La météo annonçant des vents faibles, nous partons l’après-midi pour s’éloigner rapidement de Moorea grâce aux vents thermiques. Puis avec l’aide du spi et sous la pleine lune, nous mettons le cap sur Huahine à faible allure.

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