Iles sous le Vent, Huahine

Du 18 au 28/04/2022

Entre Moorea et Huahine nous avons battu un record de lenteur… Les 90 MN ont été parcourus au portant, sous spi, avec un vent faible et une jolie pleine lune, à la vitesse moyenne de 4,5 noeuds… Un saut de puce à l’échelle du Pacifique mais qui nous fait changer de bassin de navigation. Nous sommes maintenant dans les « Iles sous le Vent », partie Ouest de l’Archipel de la Société. Depuis le 18 avril, nous avons sillonné cette partie de l’archipel de Huahine (à l’Est) à Maupiti (à l’Ouest) en passant par Raiatea, Tahaa et Bora Bora. Les îles étant très proches, les navigations se font souvent à vue, et nous avons visité certaines îles plusieurs fois. Je vous invite à les découvrir une par une.

De Moorea à Huahine.
Navigation paisible au spi sous la pleine lune.

Ces îles sont, comme Tahiti et Moorea, cernées par un récif et l’entrée dans le lagon se fait par des passes plutôt faciles, sauf à Maupiti où ça peut être dangereux. Elles sont orientées Est/Ouest. Ce qui veut dire que pour y aller, c’est au portant, facile, mais que pour en revenir, c’est au près et qu’il faut tirer des bords… beaucoup moins drôle dans l’alizé et la mer croisée…

Mouillage devant Faré…
…et sa petite plage tranquille.
ORPAO au mouillage entre les deux passes.

Dès notre arrivée à Huahine, nous ressentons une ambiance particulière. Nous jetons l’ancre pour notre premier mouillage devant la petite plage près du village de Fare, chef lieu de l’île. Cette impression se confirme quand nous arrivons à terre. L’ambiance nonchalante nous rappelle celle des Grenadines dans les Antilles.

Rue principale de Faré.

L’activité, si on peut parler d’activité, se concentre dans l’unique rue où les locaux vendent leur production de fruits et légumes, et les poissons fraîchement pêchés, autour d’un petit SuperU fort bien achalandé. Des roulottes proposent des plats abordables à déguster au bord de l’eau. En fin d’après midi, quelques touristes et navigateurs se retrouvent avec les locaux au coucher du soleil au bar du Yacht Club pour l’Happy Hour.
Le tourisme est peu développé et discret, entre pensions de famille et deux hôtels un peu chic. L’île est plutôt tournée vers la culture de fruits et légumes, la production de vanille qu’elle partage avec Tahaa, et la pêche pour la consommation locale.
Huahine est en fait constituée de deux îles reliées par un petit pont, Huahine Nui (la grande) et Huahine Iti (la petite). Nous en faisons le tour avec l’équipage du voilier La Marguerite qui a loué une voiture. C’est l’occasion de découvrir les anguilles sacrées aux yeux bleus et quelques jolis points de vue.

Anguilles sacrées aux yeux bleus, de la taille d’une grosse murène.
Baie Maroe, entre Huahine Nui et Huahine Iti.


A Fare, nous visitons le musée du coquillage, en fait une collection privée regroupant 30.000 coquillages de toutes sortes. La visite commentée par le propriétaire des lieux nous apprendra beaucoup de choses, notamment sur le danger que représentent les coquillages en forme de cônes, très venimeux et mortels…
Plus tard, à vélo, nous visitons un important site archéologique au Nord-Est de l’île. Plusieurs « marae », lieux de culte des anciennes chefferies, disséminés entre un bras de mer et la montagne, rappellent la culture ancestrale des polynésiens. Des pièges à poissons en pierre, vieux de plusieurs siècles mais encore en très bon état, et encore utilisés, sont visibles à la sortie du bras de mer. Un peu plus bas, à l’Est, se trouve l’unique ferme perlière de l’île.

Site archéologique de Maeva.
Pièges à poissons de Fa’una Nui.
Côte au vent de Huahine Nui.


Vous l’aurez deviné, on ne vient pas à Huahine pour s’éclater. Huahine se découvre au fil des mouillages de la côte Ouest, entre bancs de sable et grandes baies complètement fermées. Au Sud, dans la magnifique baie d’Avea, les différentes nuances de bleu du lagon contrastent avec le vert émeraude du rivage.

En descendant vers le Sud de l’île.
Baie de Avéa au Sud de Huahine Iti.

À bientôt pour la découverte de Raiatea et Tahaa, qui ont la particularité de se partager un même lagon.

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