Du 28/04 au 9/06/22
Nous sommes le 28 avril 2022..!
Je sais, ce n’est pas vrai, mais j’ai tellement de retard dans la rédaction du blog que je vous invite à faire un petit flash-back.
Jusqu’à maintenant, nous étions plutôt préoccupés par l’état de santé et ensuite le décès de la maman de Fred.
Aujourd’hui, l’esprit un peu plus libre, je vais essayer de rattraper le temps perdu…


Nous sommes dans les Îles sous le vent et nous quittons Huahine pour Raiatea et Tahaa, deux îles qui partagent le même lagon.


Raiatea, l’île sacrée, est le berceau de la civilisation polynésienne au cœur du fameux triangle Maori qui relie Hawaï, l’île de Pâques et l’actuelle Nouvelle Zélande. Le site du marae de Taputapuatea fut un lieu de pouvoir civil, épicentre religieux et culturel d’une vaste zone géographique.






Nous faisons le tour de cette île merveilleuse, de mouillage en mouillage à l’abri du récif, et quelques randonnées sur les hauteurs.











Raiatea est aussi incontournable pour le bateau. On y trouve les plus grandes sociétés de location de voiliers et deux chantiers (qui, nous ne le savons pas encore, nous seront très utiles par la suite) et trois petites marinas, choses rares en Polynésie.

Tahaa, au nord de Raiatea, dont on peux faire le tour sans sortir du lagon, est très agréable. De mouillage en mouillage, nous découvrons les richesses de l’île.




Nous visitons une ferme perlière où des greffeurs introduisent une petite bille dans l’huître qui deviendra, en environ 2 ans, une magnifique perle noire.



Plus loin nous découvrons la culture et le séchage de la vanille, spécialité de Tahaa.

Et pour terminer nous comparons les deux marques de rhum élaborées sur l’île. Le T, domaine Pari Pari, avec un mélange de canne à sucre de l’île et le Mana’o, également rhum agricole fermenté sur place et ensuite distillé à Tahiti. C’est bon, mais c’est pas pour être chauvin, ça ne vaut pas le rhum martiniquais !


De Tahaa nous avons une très belle vue sur Bora Bora, la perle des Îles sous le vent que nous rejoignons en quelques heures.

Là, à quelques dizaines de mètres de notre mouillage, un concours de circonstances fatal se met en route. Une arrivée tardive au coucher de soleil, une carte marine imprécise, un surbalisage laissant penser que nous sommes en sécurité et sur la bonne voie et… tout à coup… le bateau lancé à environ 3 nœuds s’arrête, stoppé net. Nous avons talonné sur une patate de corail..!
Après avoir pris un corps mort à proximité, nous évaluons les dégâts.
Un trou dans lequel ont peut rentrer les doigts de la main apparaît sur la face avant du lest. Rien de bien grave a priori sauf que l’eau rentre dans le bateau et commence à inonder les fonds…
Fred, plus à l’aise sous l’eau, colmate la brèche et moi je limite l’arrivée d’eau qui remonte par un tube creux. Des amis, prévenus de l’incident, organisent notre sortie de l’eau pour le lendemain au chantier de Raiatea.
Je ne vous cache pas que la nuit, rythmée par les déclenchements espacés et plutôt rassurants des pompes de cales, fut longue.
Dès le lever du soleil nous repartons à Raiatea où ORPAO est immédiatement placé dans les sangles.


Une expertise rapide d’un technicien du chantier de construction de bateaux aluminium voisin, corroborée par l’architecte d’ORPAO JF André, nous indique la marche à suivre pour les réparations. L’avant du lest est découpé et remplacé par une tôle alu cintrée de 8 mm d’épaisseur et le tube creux est fermé.




Quelques jours plus tard, nous remettons à l’eau un bateau renforcé, confortés dans le choix que nous avons fait pour un bateau alu. La même mésaventure avec un bateau en polyester aurait eu des conséquences beaucoup plus graves.
Nous sommes le 9 juin et nous mettons le cap une nouvelle fois vers Bora Bora.
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