Du 25/08 au 03/10/2024
Nous sommes le 25 août et dans un épais brouillard, nous traversons le détroit de Juan de Fuca entre l’île de Vancouver et les États-Unis. Arrivés à Port Angeles, Etat de Washington, nous faisons les formalités d’entrée au États-Unis auprès des US Customs et retrouvons au mouillage Robert et Heidi, des amis américains recontrés à Hawaï, qui descendent aussi vers le Sud. Deux jours plus tard, après une laborieuse journée de moteur, nous mouillons à Neah Bay à la sortie du détroit. La météo annonce du vent au large mais une grosse bulle de pétole s’est installée durablement près des côtes de l’Oregon. Soit, nous irons chercher le vent au large. Mais tout ne va pas se passer comme prévu…







Le départ se fait à la voile, cap à l’Ouest et le vent monte progressivement comme prévu. Vent de travers, ORPAO cavale vers le large, ce qui rallonge un peu la route. Malheureusement, le bonheur est de courte durée car dès le lendemain, la bulle sans vent grossit et la vitesse baisse. Nous sommes à 100 MN des côtes et il faudrait maintenant être à 200 MN pour continuer à la voile. Ce ne serait pas raisonnable d’aller plus loin et nous avons de nouveau recours au moteur.


Un matin, un peu plus au Sud, à 85 MN des côtes, sur notre route, une masse métallique apparaît entre les vagues. Ce que nous prenons au début pour un container à la dérive s’avère, oh surprise !, être un bateau de pêche chaviré. Pas de traces de vie ni de radeau de survie aux alentours… Après avoir lancé un message de sécurité par radio, avec la position du bateau retourné qui représente un danger pour la navigation, nous entrons en contact via Starlink avec les US Coast Guards qui nous demandent de leur envoyer des photos. Ils nous informent ensuite qu’il s’agit d’une épave qui dérive depuis le Canada et que, comme nous sommes dans les eaux internationales, ils ne peuvent malheureusement rien faire d’autre que relayer un message radio de sécurité.

Ça nous fait un peu froid dans le dos car la même rencontre de nuit pourrait avoir des conséquences dramatiques.

Finalement le vent reviendra timidement près des côtes Californiennes. Au Cap Mendocino nous pêchons notre premier thon, ce qui nous change du sempiternel saumon que nous mangeons depuis plus d’un an.

Trop tard pour arriver de jour à San Francisco, nous faisons un mouillage dans Drake Bay, 20MN avant, et c’est le lendemain dans la brume que nous passons sous le fameux Golden Gate Bridge et pénétrons dans la Baie de San Francisco après 6 jours et 800 MN parcourus.






Premier mouillage devant Sausalito où nous retrouvons nos amis américains Brett et Kay avec qui nous avons parcouru la côte Ouest de Vancouver Island.

Sausalito est un village par rapport à sa voisine San Francisco que nous apercevons en face depuis le mouillage.

Et ce n’est pas plus mal car arrivant d’endroits reculés et peu peuplés, le retour à la civilisation se fait plutôt en douceur. Avec Brett et Kay nous faisons une belle rando sur les hauteurs de Sausalito, avec des points de vues magnifiques sur le pont et l’entrée de la baie.


Initialement nous devions faire route avec Brett et Kay jusqu’au Mexique mais finalement ils partiront sans nous. Nos projets ont évolué. Nous avons décidé de laisser le bateau ici pour faire un road-trip vers les grands parcs de l’Ouest américain. Le moment et l’endroit sont idéals pour visiter ces parcs, donc le Mexique attendra. Un camping-car est réservé pour début octobre, le temps de visiter San Francisco et de découvrir l’immense baie.

Presque chaque jour un brouillard épais, que les gens d’ici appellent « Karl », arrive du large, s’engouffre sous le pont, passe au dessus des reliefs et envahit San Francisco. Le soleil disparaît et la température chute rapidement.

ORPAO mouillé dans Aquatic Park en pleine ville, près d’un authentique Clipper;





Nous visitons San Francisco à pieds, à vélo, en tramway et pour les rues les plus raides en « cable car », sorte de tramway tiré par un système ingénieux de câbles installés sous les rues.







Cette ville est très agréable, avec peu d’immeubles en dehors du quartier des affaires, beaucoup de maisons individuelles et d’espaces verts. C’est un plaisir de déambuler dans ses rues.



Mais après quelques jours nous préférons quand même retourner jeter l’ancre à Sausalito à 5 MN, beaucoup plus calme et, bizarrement, la plupart du temps épargnée par le brouillard.

En vélo nous parcourons les environs, du village de maisons flottantes au Golden Gate Bridge que nous franchissons deux fois à l’occasion d’un aller/retour à San Francisco.




Il y a une grande activité maritime dans la baie où se côtoient, parmi de nombreux cargos en provenance du monde entier, des bateaux de croisière, des pêcheurs, des bateaux emportant des touristes et des voiliers qui régatent tous les jours en profitant des thermiques de l’après-midi. La vigilance est donc de mise en navigation pour éviter les collisions. Quand le brouillard tombe, c’est un concert de cornes de brume et divers sons émis par les bateaux et bouées.

Fin septembre, nous quittons Sausalito avec la marée pour se rapprocher du chantier où nous allons laisser ORPAO. Après un mouillage dans la baie de San Pablo au Nord, plus grande et plus industrielle, nous remontons la Napa River sur une dizaine de miles dans un cadre bucolique.

Arrivés au chantier, il nous faut comme d’habitude environ 3 jours pour désarmer et nettoyer le bateau avant de le mettre à terre pour l’hiver. C’est l’occasion de tout vérifier, de prévoir d’éventuels travaux et de faire le point sur les pièces détachées, le matériel de sécurité et la trousse de secours.

Une fois à terre, nous chargeons le camping-car en vue de notre road-trip, literie, cuisine, nourriture, vêtements, chaussures de rando, vélos, barbecue, etc…

C’est très pratique d’avoir le véhicule garé devant la « maison ».
Départ le 3 octobre pour une croisière d’un mois à terre avec ce nouveau bateau sur roues.











hello les globe-trotters . Meilleurs Voeux pour cette nouvelle années . Toujours aussi « rêvant » et plaisant vos récits . Bonne continuation Steph
J’aimeJ’aime
Merci pour tes vœux Stéphane et content de te savoir parmi nos fidèles lecteurs.
Je te souhaite le meilleurs pour cette nouvelle année.
Biz de nous 2
J’aimeJ’aime
👏🥰Waouuuu
J’aimeJ’aime