Du 25/01 au 12/03/2017
Hou là là, ça fait plus d’un mois que je n’ai pas mis à jour le blog… Le temps passe vite. Si je vous dis que je n’ai pas eu le temps, vous n’allez pas me croire et vous aurez raison. Les seules raisons valables sont les difficultés de connections internet en bateau. Nous sommes à la Guadeloupe, tout va bien mais on est bloqués sur ORPAO car il pleut beaucoup… Alors, j’en profite pour prendre la plume.
On s’était quittés à St Vincent, île que nous avons parcourue en taxi collectif, découvrant le nord sinistré 3 mois auparavant à cause de pluies torrentielles, Kingstown sa capitale et Wallilabou Bay sur la côte Ouest où furent tournées des scènes de « Pirates de Caraïbes ». Après Blue Lagoon au Sud, où le bateau était en sécurité sur bouée surveillée, nous faisons escale pour la nuit à Château Bel Air à mi-hauteur de l’île, à l’écart du village. ORPAO sur ancre avec à l’arrière une aussière frappée à un cocotier, super mouillage et fonds splendides, mais nous n’en profitons pas… Entre les enfants arrivés sur de frêles esquifs en bois qui quémandent et tournent autour du bateau pendant des heures, un vieux pêcheur pas très clair à qui, pour faire plaisir, nous achetons des fruits dont nous n’avons pas vraiment besoin, et un jeune homme qui nous met en garde sur le fait qu’on est trop isolés et que l’amarre reprise à terre est une invitation pour d’éventuels visiteurs indélicats, nous nous sentons pour la première fois vraiment en insécurité. Nous décidons de remouiller devant le village près des autres voiliers. C’est moins bien, nous sommes toujours autant sollicités par les locaux mais nous nous sentons mieux. St Vincent nous laissera un souvenir mitigé, la côte n’est pas très accueillante pour mouiller et l’île vaut surtout pour son intérieur à la végétation luxuriante et aux reliefs imposants. Les gens rencontrés à terre et dans les taxis sont sympas mais dès qu’on arrive avec le bateau, les rapports sont différents, l’écart de niveau de vie trop criant…
Après Château Bel Air, cap sur Soufrière Bay à Ste Lucie où nous prenons un corps-mort au pied des Deux Pitons car c’est trop profond pour jeter l’ancre. Une fois les formalités d’immigration et de douane à renouveler à l’entrée et la sortie de chaque île effectuées, nous montons en taxi collectif à la Soufrière et rentrons ensuite à pieds, belle balade. Le lendemain, nous faisons un mouillage à Marigot Bay, petit St Tropez du coin niché dans un écrin de verdure qui devait être sympa il y a 30 ans quand les promoteurs n’avaient pas encore mis la main dessus… La dernière escale à Ste Lucie sera Rodney Bay au Nord, très grand mouillage devant une marina aseptisée genre Disney Land, où nous faisons notre sortie. Derrière ces façades où le tourisme est mis en avant, on devine comme à St Vincent une grande pauvreté. Parcourir l’Arc Antillais, hormis les formalités de police et douane et parfois le changement de monnaie quand on passe d’une île à l’autre, c’est aussi se faire parfois durement secouer par la mer quand les alizés, s’engouffrant entre les îles, soufflent fort. C’est donc avec une voilure réduite qu’on s’engage dans les canaux. Ça dure quelques heures et ensuite on retrouve une mer calme sous le vent de l’île suivante.
Depuis Grenade on s’était habitués à revoir du monde sur l’eau mais en arrivant à Ste Anne au Sud de la Martinique, on est vraiment impressionnés par le nombre de bateaux à l’ancre, plusieurs centaines à perte de vue… ! Heureusement le mouillage est grand et nous trouvons une place proche du joli village de Ste Anne. Après les escudos (Cap Vert), les reals (Brésil), les dollars TT (Tobago/Trinidad), les dollars EC (East Caribbean), nous ressortons les euros sur ce petit bout de France. Nous commençons par une incontournable halte technique au Marin – 1000 places de port, plus gros pôle nautique des petites Antilles – où je récupère des pièces détachées pour ORPAO (merci Jackie pour le transport !!) et fais ma provision d’antifouling spécial bateau alu que je ne suis pas sûr de trouver aux Etats-Unis. Nous y louons une voiture pour parcourir la côte Est, entre bananeraies et champs de canne à sucre. 16 marques de rhum sont élaborées en Martinique et nous visitons la petite distillerie « JM » au Nord-Est, réputée pour son rhum vieux, le meilleur paraît-il. Ensuite nous montons sur Grande Anse d’Arlet puis Fort-de-France où nous mouillons en centre-ville, au pied du Fort St Louis. Dernière halte à St Pierre, au pied de la Montagne Pelée. L’ancien centre économique de l’île, appelé « le petit Paris » au 19ème siècle, fut complètement détruit lors de l’éruption de 1902 qui fit 30.000 morts. Le seul survivant fut un prisonnier protégé par l’épaisseur des murs de son cachot… Depuis lors, la ville s’est endormie et ne compte désormais plus que 5.000 habitants. Nous profitons de l’escale pour visiter, avec nos amis hollandais Rob et Josien du voilier Inish, la superbe distillerie Depaz au pied du volcan.

Notre parcours depuis décembre

Taxi collectif à St Vincent

Nord de St Vincent dévasté par les fortes pluies

Wallilabou Bay repère de pirates…

…sans pitié…

…aux ordres du fameux Jack Sparow

Kingstown la capitale de St Vincent

Le super mouillage que nous avons du abandonner…

…pour nous rapprocher du village de Château Bel Air

Cap sur Ste Lucie et les deux pitons

Soufrière Bay à Ste Lucie

Balade à la soufrière

Un voisin quitte le mouillage de soufrière au coucher du soleil

Marigot Bay, Ste Lucie

Un petit tazard pêché dans le canal entre Ste Lucie et la Martinique

une petite partie du mouillage de Ste Anne à la Martinique

Côte au vent de la Martinique

Distillerie JM au Nord de l’ile

Bourg d’Arlet côte sous le vent

Mouillage au centre ville de Fort de France

Interdiction en créole sur le marché de fort de France….

Mouillage de St Pierre…

…avec vue imprenable sur la montagne Pelée qui détruisit la ville en 1902.

Distillerie Depaz au pied du volcan

La canne à sucre, matière première pour le Rhum

Cette machine à vapeur broie la canne depuis plus d’un siècle

Aller, un petit coup de pagaie et je vous emmène en Dominique…
Merci de me faire voyager avec vous au gré de vos narrations. Que du bonheur! Merci aussi pour les belles photo qui accompagnent le récit. Plein de belles et bonnes autres découvertes pour vous, de la joie et plein d’amour. Je vous embrasse.
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Photos et non photo évidemment…!
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5 mâts magnifique, lequel est-ce ?
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Il s’agit du STAR CLIPPER qui sillonne les Antilles.
Aujourd’hui,il est au mouillage devant nous à Falmouth Bay sur Antiga. Tu peux le suivre sur Marine Trafic en tapant son nom.
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